
La ville de Safi a été le théâtre de scènes de violence préoccupantes à l’occasion de la demi-finale retour de la Coupe de la Confédération de la Confédération Africaine de Football opposant l’Olympique Club de Safi à l’USM Alger. Ce qui devait être une grande fête du football africain s’est transformé en un épisode marqué par des débordements graves au stade El Massira.
Selon plusieurs témoignages concordants et des images relayées sur place, des supporters de l’USM Alger ont forcé les dispositifs de sécurité quelques minutes avant le coup d’envoi. L’envahissement de la pelouse a rapidement dégénéré, avec des projectiles lancés en direction des tribunes et du bord de terrain. Des chaises arrachées ont été utilisées comme armes improvisées, créant un climat de panique généralisée.

Les journalistes présents ont été particulièrement ciblés lors de ces échauffourées. Plusieurs professionnels des médias ont été blessés, certains présentant des blessures visibles au visage, tandis que du matériel de captation et de diffusion a été vandalisé. Des supporters marocains auraient également été pris à partie dans ces violences, aggravant davantage la situation.
Face à cette escalade, les forces de l’ordre marocaines et les organisateurs ont dû intervenir rapidement pour reprendre le contrôle. L’évacuation de la pelouse, la sécurisation des accès et le rétablissement d’un minimum de calme ont nécessité une mobilisation importante. Grâce à ces efforts, la rencontre a finalement pu se tenir, mais avec un retard d’environ une heure et vingt minutes.

Cet épisode relance une fois de plus le débat sur la sécurité dans les compétitions africaines et la responsabilité des différents acteurs, notamment en matière d’encadrement des supporters. Ces incidents rappellent tristement d’autres scènes de violences survenues lors de grandes compétitions continentales, ternissant l’image du football africain.
Au-delà du résultat sportif, cette rencontre restera marquée par ces événements regrettables. Des enquêtes et d’éventuelles sanctions pourraient être envisagées par les instances compétentes afin d’éviter que de tels débordements ne se reproduisent à l’avenir.