
Le football congolais vient d’entrer dans une nouvelle phase de son histoire. Ce mercredi 20 mai 2026, Véron Mosengo-Omba a officiellement été élu président de la FECOFA lors de l’Assemblée générale élective tenue à Kinshasa. Seul candidat en lice après la validation définitive des candidatures, l’ancien secrétaire général de la CAF a obtenu une large adhésion des délégués, confirmant ainsi la volonté du football congolais d’ouvrir un nouveau chapitre.
Cette élection marque surtout la fin d’une longue période d’incertitudes, de crises administratives et de gestion transitoire au sein de l’instance faîtière du football de la République démocratique du Congo. Avec l’arrivée de Véron Mosengo-Omba, beaucoup espèrent voir la FECOFA retrouver stabilité, crédibilité et ambition sur la scène continentale.
Un homme au parcours international
Le nouveau patron du football congolais n’est pas un inconnu dans les sphères du football africain et mondial. Avant son élection à la tête de la FECOFA, Véron Mosengo-Omba occupait le poste stratégique de secrétaire général de la CAF, où il a travaillé aux côtés du président Patrice Motsepe.
Son parcours est marqué par plusieurs années d’expérience au sein de la FIFA, notamment dans les programmes de développement du football africain. Cette expérience lui a permis de tisser un vaste réseau de relations dans les hautes instances sportives internationales, un atout que beaucoup considèrent aujourd’hui comme essentiel pour relancer le football congolais.
À 66 ans, Mosengo-Omba apparaît comme un dirigeant rompu aux réalités administratives du football moderne, avec une connaissance approfondie des mécanismes de financement, de gouvernance et des exigences imposées par la FIFA et la CAF.
Pourquoi son élection est considérée comme un avantage pour la RDC ?
L’arrivée de Véron Mosengo-Omba à la tête de la FECOFA est perçue comme une opportunité majeure pour le football congolais.
Des financements et des partenariats plus accessibles
Grâce à son carnet d’adresses et à son expérience au sein de la CAF et de la FIFA, le nouveau président dispose d’un accès privilégié aux programmes de soutien internationaux. Il a déjà annoncé un ambitieux plan financier estimé à plus de 25 millions de dollars destiné au développement du football congolais sur les prochaines années.
Ces ressources devraient servir à :
- moderniser les infrastructures ;
- renforcer le football de base ;
- soutenir les ligues provinciales ;
- améliorer la formation technique ;
- professionnaliser les clubs et les compétitions locales.
Pour beaucoup d’observateurs, c’est une première depuis longtemps qu’un président de la FECOFA arrive avec une vision aussi structurée et un réseau aussi puissant au niveau continental.
Une volonté affichée de réformer la gouvernance
Durant sa campagne, Mosengo-Omba a martelé un slogan fort : « Refonder pour Structurer, Structurer pour Gagner ».
Son programme repose notamment sur :
- une gouvernance plus transparente ;
- une meilleure gestion financière ;
- la restauration de la crédibilité de la FECOFA ;
- la lutte contre les crises administratives répétitives ;
- une meilleure organisation des compétitions nationales.
Dans un football congolais souvent marqué par des conflits internes et des polémiques administratives, cette promesse de stabilité apparaît comme l’un des grands enjeux de son mandat.
Modernisation du football congolais
Le nouveau président veut également accélérer la modernisation du football en RDC. Parmi les mesures annoncées figurent :
- l’introduction du VAR en Linafoot Ligue 1 ;
- la professionnalisation progressive des clubs ;
- le développement du football féminin ;
- la formation des entraîneurs, arbitres et éducateurs ;
- la création d’un vaste réseau de détection des jeunes talents dans les 26 provinces du pays.
L’objectif est clair : permettre à la RDC de mieux exploiter son immense potentiel footballistique et éviter la perte de nombreux jeunes talents qui échappent souvent au système de formation local.
Un nouvel espoir pour les Léopards
L’élection de Mosengo-Omba suscite également beaucoup d’espoir autour des différentes sélections nationales, notamment les Équipe de République démocratique du Congo de football.
Son projet prévoit davantage de stabilité technique, une meilleure organisation des regroupements et une vision à long terme pour les équipes nationales. Beaucoup espèrent voir les Léopards retrouver durablement leur place parmi les grandes nations africaines.
Une élection qui ne fait pas l’unanimité
Malgré l’enthousiasme suscité par son arrivée, l’élection de Véron Mosengo-Omba n’a pas échappé aux controverses. Ces dernières semaines, certaines critiques ont émergé autour du processus électoral et de sa gestion passée au sein de la CAF.

Toutefois, ses partisans estiment que son expérience, son réseau international et sa connaissance des rouages du football africain constituent aujourd’hui des atouts indispensables pour sortir la FECOFA de plusieurs années d’instabilité.
Une nouvelle page pour la FECOFA
Avec l’élection de Véron Mosengo-Omba, la FECOFA tourne officiellement une page importante de son histoire. Le défi est immense : reconstruire une institution crédible, stabiliser les compétitions nationales et redonner au football congolais le rayonnement qu’il mérite sur le continent africain.
Les prochains mois seront décisifs pour mesurer l’impact réel de cette nouvelle gouvernance. Mais une chose est certaine : le football congolais vient de placer à sa tête l’un des administrateurs les plus influents du football africain actuel.