
Une vive controverse secoue actuellement la Confédération africaine de football (CAF), entre accusations de violation des statuts et tensions autour de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Accusation de mandat illégal

Samir Sobha
Samir Sobha, président de la Fédération mauricienne de football et membre influent du comité exécutif de la CAF, a publiquement demandé la démission du secrétaire général, Véron Mosengo-Omba. Selon Sobha, Mosengo-Omba “occupe illégalement” son poste car il aurait dépassé la limite d’âge réglementaire fixée à 63 ans sans pouvoir légalement rester en fonction.

Véron Mosengo-Omba
Selon le règlement interne de la CAF, le personnel doit partir à la retraite à 63 ans, et une unique prolongation de mandat de trois ans est possible à la discrétion du président ou du secrétaire général lui-même. L’extension accordée à Mosengo-Omba aurait expiré le 15 octobre 2025, rendant, d’après Sobha, sa présence à la tête de l’administration illégale.
Sobha a ainsi appelé le président de la CAF, Patrice Motsepe, à faire appliquer strictement les statuts de l’institution et à nommer un nouveau secrétaire général pleinement légitime. Il affirme que la majorité des présidents des fédérations africaines partage son avis sur la perte de mandat de Mosengo-Omba.
Réponse de la direction de la CAF
Interrogé après une récente réunion du comité exécutif à Dar es Salaam, en Tanzanie, Patrice Motsepe a rappelé que les questions de retraite et de mandats sont traitées selon les règlements et principes de gouvernance de la CAF. Il a assuré que la situation serait examinée “dans le respect des règles”, sans fournir pour l’heure de calendrier préciso pour résoudre le différend.
Mosengo-Omba n’a pas assisté à la réunion en question pour des raisons familiales, ce qui a encore ralenti le débat interne sur son avenir dans l’instance.
Excuses à la suite de la finale de la CAN 2025
Au-delà de cette crise de gouvernance, Samir Sobha a également présenté des excuses officielles au Maroc concernant la finale très controversée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. La rencontre, qui s’est tenue en janvier à Rabat, s’était terminée sur une défaite 1-0 du Maroc face au Sénégal, après une interruption du match provoquée par un penalty très contesté et le retrait des joueurs sénégalais du terrain.
Sobha a jugé que les règles n’avaient pas été appliquées comme elles auraient dû l’être, affirmant que l’équipe marocaine avait été “volée”. Il a reconnu que le résultat ne pouvait être modifié, tout en estimant que la situation méritait d’être reconnue comme une injustice envers le football marocain.