À la veille de l’un des affrontements les plus attendus de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, Maroc et Nigeria se préparent à croiser le fer en demi-finale, mercredi 14 janvier au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat (21h00).
Un match présenté comme une “finale avant l’heure”

En conférence de presse d’avant-match, le sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, n’a pas caché l’importance de cette rencontre : pour lui, ce duel contre les Super Eagles du Nigeria est « **une finale avant l’heure » ».
Regragui a mis en avant plusieurs points essentiels :
- La rareté d’une demi-finale à ce stade pour le Maroc depuis longtemps, surtout à domicile.
- Le respect du Nigeria, une équipe régulière et solide avec un effectif riche.
- L’importance de la force mentale et de la discipline tactique pour parvenir à s’imposer et atteindre la finale.
Le technicien marocain a aussi souligné que son équipe avait « monotoné sa montée en puissance depuis le début de la compétition », grâce à des joueurs clés comme Brahim Diaz, Achraf Hakimi ou encore Hamza Igamane.
La stratégie nigériane : prudence et réalisme

Du côté nigérian, l’entraîneur Éric Chelle a adopté un ton plus mesuré, tout en restant confiant :
Il a décrit le match comme « très disputé » et a affirmé que ses joueurs étaient prêts à livrer un grand combat.
L’entraîneur malien a également évoqué la possibilité d’une séance de tirs au but, soulignant que l’équipe avait travaillé cet aspect à l’entraînement et qu’il « irait prier à la mosquée » pour la réussite dans cet exercice si nécessaire.
Sur le plan tactique, le Nigeria envisage un jeu prudent, avec une organisation défensive solide et des contres rapides, une stratégie qui pourrait contrecarrer les ambitions offensives des Lions de l’Atlas.
Un duel de philosophies et d’enjeux

Ce face-à-face met en lumière deux philosophies de jeu :
Le Maroc, solide tactiquement, qui mise sur l’expérience européenne de ses cadres et sur l’appui massif du public à Rabat.
Le Nigeria, capable de produire un football percutant mais conscient que la clé pourrait être l’équilibre entre défensif et offensif.
Le contexte sportif et l’attente populaire
L’enjeu est immense : une place en finale de la CAN sur le sol marocain, un rêve pour une nation toujours en quête du titre continental ultime.
Sur les réseaux sociaux et auprès des supporters, l’excitation est à son comble, avec des discussions animées sur les stratégies possibles et les compositions d’équipes. L’attente est d’autant plus forte que ce duel rappelle les grandes rivalités historiques du football africain, entre deux nations qui ont souvent rivalisé au sommet du continent.