L’ancien Secrétaire général de la Confédération africaine de football, Véron Mosengo-Omba, a officiellement déposé sa candidature à la présidence de la Fédération congolaise de football (FECOFA). Une annonce qui suscite déjà de nombreuses réactions dans le paysage sportif africain, tant son profil tranche avec les dirigeants traditionnels du football local.

Un CV riche de plus de 30 ans au sommet du football mondial
Administrateur suisse d’origine congolaise, Véron Mosengo-Omba dispose d’une expérience exceptionnelle dans la gouvernance du football international.
Son passage à la FIFA entre 2016 et 2021 constitue une étape majeure de sa carrière. Il y occupe notamment le poste de Directeur régional des Associations membres pour l’Afrique et les Caraïbes, avant de devenir Chief Officer de cette division stratégique. À ce titre, il a supervisé les relations avec les 211 fédérations nationales et piloté des programmes majeurs comme le FIFA Forward, destiné au développement du football dans le monde.
Très proche du président Gianni Infantino, il a également joué un rôle clé dans le déploiement du plan d’aide Covid-19 et dans le développement du football féminin et des jeunes, notamment en Afrique.
Un rôle central dans la restructuration de la CAF

En mars 2021, il est nommé Secrétaire général de la CAF, devenant ainsi le principal administrateur de l’instance africaine sous la présidence de Patrice Motsepe.
Durant son mandat, Mosengo-Omba a été au cœur d’importantes réformes :
- Renforcement des mécanismes de gouvernance et de conformité
- Modernisation administrative de la CAF
- Organisation de grandes compétitions continentales, notamment les Coupes d’Afrique des Nations
- Développement de partenariats stratégiques et programmes de formation
Son action s’inscrit dans une volonté de professionnalisation du football africain, dans un contexte marqué par des défis structurels majeurs. Après près de cinq années à ce poste, il démissionne en mars 2026 pour se consacrer à de nouveaux projets, après avoir été blanchi des soupçons qui pesaient sur sa gestion.
Pourquoi il pourrait être un bon président de la FECOFA
La candidature de Mosengo-Omba apparaît comme un tournant potentiel pour le football congolais, longtemps fragilisé par des crises de gouvernance.
Une expertise technique rare
Grâce à son passage à la FIFA et à la CAF, il maîtrise parfaitement les mécanismes de financement, de gestion et de développement du football. Cela pourrait permettre à la FECOFA d’accéder plus efficacement aux programmes internationaux.

Un réseau international puissant
Son carnet d’adresses, construit au plus haut niveau, constitue un atout majeur pour repositionner la République démocratique du Congo sur la scène africaine et mondiale.
Une expérience des réformes
Ayant évolué dans un environnement en pleine transformation à la CAF, il possède les compétences nécessaires pour instaurer des standards élevés de transparence, de gouvernance et de performance.
Une capacité opérationnelle éprouvée
Habitué à gérer des organisations complexes et à collaborer avec 54 fédérations africaines, il dispose du profil idéal pour structurer et moderniser une fédération nationale.
Des défis à relever
Malgré ses atouts, certains points suscitent des interrogations, notamment son style de management jugé rigoureux voire autoritaire par certains, ainsi que les tensions internes ayant marqué son passage à la CAF.
Cependant, pour de nombreux observateurs, son expérience reste un levier crédible pour reconstruire une fédération en quête de stabilité et de crédibilité.
La candidature de Véron Mosengo-Omba à la tête de la FECOFA incarne un pari ambitieux : celui d’un leadership international au service du football local. Entre expertise, réseau et vision stratégique, il pourrait représenter une nouvelle ère pour le football congolais à condition de réussir à rassembler et à restaurer la confiance au niveau national.